CASE OF EMERGENCY

CASE OF EMERGENCY !

L’Edition 2009 du Festival Emergences est suspendue…

Rendez-vous incontournable des nouvelles formes artistiques et des cultures multimédia, le Festival Emergences a su en sixéditions se montrer dénicheur de talents insolites, accompagnateur d'innovations artistiques en marge des sentiers battus, et têtechercheuse en matière de multimédia, tous genres confondus.

Créé en 2002 par l’Association Dédale et partie prenante de laBiennale «Villette numérique» jusqu’en 2006, le festival a attiré un public croissant et s’est constitué une forte renommée auprèsdes acteurs et professionnels de la sphère culturelle, aussi bien locale qu’internationale. Depuis ses débuts Emergences arassemblé plus de 45 000 spectateurs, qui y ont découvert entre autres Marcel. li Antunez Roca et ses performances baroques,Shoboshobo et son Motor karaoke, Dat Politics, Mouse on mars le collectif d'architectes EXYZT, les projections hypnotiques desanglais d'Addictive TV et du duo canadien Skoltz_kolgen, la Reactable de Sergi Jordà, Electronic Shadow, Lynn Pook & Julien Clausset leurs installations audiotactiles, le metteur en scène Philippe Quesne, le label Kitsuné et ses protégés AutoKratz, le performerYann Duyvendak, la cheap music des pionniers Bodenständig 2000, Transformer Di Roboter, les //////////fur//// et leur Painstation ou encore des thématiques sur les avant-gardes artistiques : Mobile art, Scènes digitales, Game Art. On ne pouvait alors prédirequ’un avenir radieux à ce festival reconnu d’utilité publique et artistique…

Pourtant cette année, Emergences n’émergera pas. Faisant face au désengagement de partenaires de longue date, les organisateurs ont préféré suspendre l’édition 2009 du festival. Soucieux de proposer au public curieux et fidèle, une programmation de qualité, Stéphane Cagnot, Directeur du Festival se refuse de faire « une programmation au rabais ». En cinq ans, Dédale a observé une baisse de près de 80% des aides financières majoritairement en provenance des institutions culturelles et des collectivités territoriales (cumul des aides à la manifestation | 2002 :150 000 euros // 2009 : 18 000 euros). Rappelons que le Festival Emergences s’autofinance à hauteur de 50%. Peut-on envisager de laisser disparaître un des rares festivals qui parvienne à sortir des formats tout en restant ancré sur de nouvelles tendances, à l'écoute du public et des artistes, pointu et populaire à la fois ?

De manière plus globale, Dédale s'inquiète de la désaffection des institutions pour les nouvelles formes artistiques et multimédia. L’actualité polémique de ces derniers jours sur les coupes budgétaires de la Ville de Paris en matière de Culture s’en fait l’écho. A l’heure où l'engouement des artistes et du public va croissant, les efforts de politique culturelle en la matière s’amenuisent aufil des années. Triste constat du double discours des institutions qui au devant des instances internationales crient haut et fort leur attachement au principe de diversité culturelle et qui dans les faits démontrent un soutien plus que discret aux initiativesoeuvrant dans ce sens. La situation semble d'autant plus incompréhensible que le secteur est vecteur de dynamiques sociales etéconomiques, et l'un des rares à développer la création en partenariat avec des entreprises, des industries culturelles et des organismes de recherche.

Mais il faut pousser le raisonnement encore plus loin. Dans une époque où les nouvelles technologies et le multimédia pénètrent au quotidien nos environnements proches, l’écho des artistes sur ces questions est plus que nécessaire. L’éclairage conscient qu’ils apportent sur l’omniprésence technologique met en lumière les mutations et bouleversements de société que nous générons. Ils nous rappellent pour paraphraser l’ami Rabelais que « technologie sans conscience n’est que ruine de l’âme ». D’où l’enjeu vital de pérenniser les actions et structures, comme Dédale qui soutiennent et se mobilisent autour des secteurs des arts numériques,de la création digitale et des cultures électroniques. Il est primordial de consacrer et de préserver des espaces et des temps derencontres, de réflexion et de recherche autour des nouveaux médias et des NTIC afin de mesurer et d’anticiper les enjeux etdérives liés à leurs usages.Le temps est donc venu de réagir, ensemble. Dédale lance un appel auprès des artistes et acteurs du secteur pour l'organisationd'un grand rassemblement au printemps prochain et propose l'organisation de « La Soirée des Refusés » en clin d’oeil àl’emblématique épisode historique sous Napoléon III. Les directeurs de plusieurs festivals et autres lieux de diffusion artistiqueseront invités à dresser un portrait de l’état de la culture électronique et multimédia en France, et à échanger leurs points de vue avec de hauts responsables des institutions publiques culturelles invités pour l’occasion. Il s’agira de produire un véritable bilansur le financement de la culture multimédia en France et de réfléchir à l’invention de nouveaux modes de production et dediffusion pour ces domaines. La mobilisation n’attend pas : le public est d’ores et déjà invité à participer à un EMERTHON mis enplace sur la page Facebook (pétition interactive pour le Festival Emergences) pour soutenir la réémergence en 2010 du festivalcréé par Dédale.

Dédale est aussi l’organisatrice de SmartCity, laboratoire européen d'innovation urbaine. 

Plus d’infos : www.dedale.info | www.smartcity.fr

 

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Dédale | Paris | Tél : +33 (0) 1 43 66 09 66 | contact@dedale.info

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